Le contexte

Le cancer représente la première cause de mortalité en France, il est une priorité en matière de Santé Publique : 1000 personnes par jour apprennent qu’elles sont touchées par le cancer (estimation 2010, InVS : 370.000 cas)

  • Le cancer est dépisté de plus en plus tôt, mais le nombre de cas augmente de près de 10% par an
  • Plus de 400 morts par jour =[gt] première cause de mortalité en France (sida : 2 morts/j., grippe : 0,6 mort/j)
  • Coût économique du cancer : 15 milliards d’euros pour la France ; 1 milliard d’euros en coûts de médicaments, en augmentation constante (+ 6% en 2009)

Le cancer, un traumatisme existentiel sur le plan humain : Le cancer génère de l’angoisse, de la douleur, des bouleversements familiaux, sociaux et professionnels, un repli sur soi, de la dépression ; les traitements demandent des choix et des décisions lourdes, ils ont des effets secondaires qui affaiblissent les patients et dégradent leur aspect. En outre, le malade est confronté à 4 grandes difficultés existentielles :

  • Un sentiment de mortalité et de vulnérabilité
  • Un sentiment de solitude
  • Un sentiment de culpabilité

Le stress consécutif à l’annonce du cancer est prolongé par les multiples événements du parcours de soins (interventions chirurgicales, effets secondaires des thérapeutiques). Avec le progrès des traitements anti-cancéreux, ce parcours est de plus en plus long, rendant l’approche actuelle centrée sur la gestion de la maladie aigüe inadaptée pour le cancer.

L’enjeu : placer le malade au centre des soins

Les études scientifiques démontrent l’efficacité de cet accompagnement et mettent en avant les bénéfices constatés suivants.

&

Augmentation de la durée de survie

'

Diminution du risque de recidive

'

Diminution des effets secondaires du traitement

'

Diminution de l'anxiété

Amélioration de la qualité de vie

Meilleurs suivi des traitements

Meilleure immunité

Amélioration de l'hygiene de vie et de l'alimentation

Activité sociale enrichie

Soutient familiale et amical

L

Activité physique

Les pouvoirs publics commencent à intégrer la nécessité de l’accompagnement thérapeutique

La Loi HPST « Hôpital, patient, santé et territoires » du 21 juillet 2009 comporte un volet dénommé « L’éducation thérapeutique du patient comme priorité nationale » prévoyant notamment une « responsabilisation et une autonomisation de la personne vivant avec une maladie chronique, pour améliorer sa qualité de vie » et « l’ inscription de l’éducation thérapeutique du patient (Etp), qui fait partie du parcours de soins, dans le code de la santé publique ».

Le Plan Cancer II propose d’améliorer la prise en charge de l’après-cancer.

Le Centre Ressource vise à créer un contexte rendant possible l’éducation thérapeutique dans le contexte si particulier du parcours de soins en cancérologie:

  • En créant un lieu accueillant, non stigmatisant et rassurant/réconfortant (hors des structures de soins) pour les patients et entourage
  • En proposant un programme d’ETP+ associé à un Accompagnement Psychothérapeutique en groupe, programme personnalisé selon les besoins BioPsychoSociaux spécifiques à chaque individu délivrant une formation pour les soignants professionnels et bénévoles appelés à participer au programme d’éducation thérapeutique.